Antiquité

Les premières traces d’occupation du territoire de la commune datent du Second âge du fer (-400 à -30 av. J.-C.). Des fouilles, réalisées en 1873 au lieu-dit le Plan par Gratien Charvet, ont mis au jour des armes et des objets gaulois en fer : trois épées, deux fragments de fourreaux d’épées, trois lances, une fibule, un anneau en fer et une chainette de timon de char. Ces objets ont été trouvés dans le sol, à 80 cm de profondeur, dans une sépulture de guerriers Gaulois incinérés en cet endroit avec leurs armes.

La découverte d’objets romains, tels qu’une médaille d’argent d’Antonin le Pieux, une clé romaine et des amas de tuiles romaines, trouvés dans un jardin près d’un vallon de la Fure, témoigne d’un habitat gallo-romain sur le territoire de la commune.

Moyen Âge

Le dauphin Humbert II de Viennois

Au XIIe siècle, le fief de Rives relève des seigneurs de Tullins qui dépendent de la maison d’Hauterives. Les seigneurs d’Hauterives se fondent par la suite dans la maison de Clermont.

En 1284, les terres de Rives appartiennent à Eynard de Chateauneuf, seigneur de Tullins. Elles le demeurent jusqu’en 1340, année du rattachement de la seigneurie à celles d’Humbert II, dernier dauphin de Viennois.

Par les ordonnances de 1339 et 1349, Humbert II prononce la démolition des forges de fer de la vallée du Grésivaudan, de Bellecombe jusqu’à Voreppe. Cette décision est prise afin de permettre aux étudiants de la nouvelle université de Grenoble de pouvoir acheter du bois de chauffage qui était jusqu’à lors principalement utilisé dans les fourneaux ce qui rendait son prix élevé. Les forgerons, ainsi chassés du Grésivaudan, s’établissent alors dans le « Seuil de Rives », qui se situe à la limite occidentale de la vallée ; ce qui contribue à l’établissement de nombreuses forges et aciéries à Rives au cours du Bas Moyen Âge.

Époque moderne

Vue du Bas-Rives au début du XIXe siècle.

Outre l’industrie de l’acier qui se développe depuis le Moyen Âge, notamment pour la fabrication d’épées et de lances, l’industrie papetière apparait à Rives au cours du XVIe siècle. Les eaux de la Fure, qui servent déjà aux aciéries, sont utilisées pour faire tourner les moulins à papier. Un premier moulin est installé dans le quartier du Bas-Rives, au bord du Réaumont, en 1571. En 1573, les premières papeteries produisant des papiers filigranés s’établissent à Rives.

Pendant quatre siècles, les épées fabriquées à Rives, appelées « épées rivoises », font la réputation de la ville dans toute la France. C’est aussi durant toute cette période que de nombreuses taillanderies s’installent à Rives, le long de la Fure. Les forges Charvet, initialement installées à Renage (au lieu-dit Alivet) et fondées par des Tyroliens, s’étendent progressivement à Rives jusqu’à la Poype.

Époque contemporaine

Jusqu’au début du XXe siècle, BFK (Blanchet frères et Kléber) est un signe de qualité. Dans les années 1950, les papeteries de Rives fusionnent avec trois autres groupes pour former Arjomari14 qui fut le premier groupe papetier de France. Arjomari devient par la suite ArjoWiggins. la papeterie ArjoWiggins de Rives a fermé en 2013, seul le site de Charavines (à quelques kilomètres au nord) reste en fonctionnement. Les Riquichaux dans une période avant la Seconde guerre mondiale, ont géré la fabrication de papier-monnaie pour le compte de la monnaie de l’état Français (monnaie de Paris) à Rives-sur-Fure bien avant Chamalière, lieu actuel de la fabrication de l’euro.

L’industrie métallurgique a également été présente dans l’histoire de la ville, et notamment l’aciérie Experton dans le quartier de la gare à Rives (une usine toujours en service), ainsi que l’aciérie Gourju dans le quartier Pastieres, avec comme origine Bonpertuis à côté de Paladru tenu aussi par les Gourju.

Une autre usine célèbre était Fortex (grillages métalliques). Rachetée par Lippi, elle est désormais dans la Z.A. des Trois Fontaines.

Rives abrite aussi deux dépôts de logistique d’entreprises de taille nationale : Gueydon-King Jouet et Quicksilver, dans la Z.A. Bièvre-Dauphiné située près de l’échangeur autoroutier.

(Source Wikipédia)